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Le premier tiers du XIXe siècle voit aboutir le projet de percement du canal de la Somme, dit canal du duc d'Angoulême, dont l'existence ne semble cependant jamais avoir eu de véritable impact sur la commune, celle-ci maintenant une activité essentiellement agricole ne nécessitant pas l'utilisation du transport fluvial.

Malgré ses hauts fonds, la Somme a joué au cours des siècles un triple rôle de frontière, de voie commerciale et d'ouverture sur la mer.

Ecluse

Entre 1716 et 1720, le Père Sébastien Trusclet fut chargé par le Régent, d'étudier la jonction de la Somme et de l'Escaut par un canal latéral à la Somme. Le projet avorta pour des raisons stratégiques.

En 1721, M. Demus, directeur des fortifications de Picardie, propose d'améliorer la Somme sur toute sa longueur jusqu'à Saint-Quentin et de joindre par un canal la Somme à l'Oise.
En 1724, un édit royal autorise des financiers privés à construire trois communications (la Somme avec la mer, l'Escaut et l'Oise).

Les travaux de canalisation de la Somme débutent en 1770. Le tronçon Ham-Saint-Simon est rendu navigable la même année puis les travaux stagnent.

Le canal de la Somme à l'Oise sera achevé en 1776 et la jonction Somme-Escaut par le canal de Saint-Quentin au début du XIXe siècle.

Le 28 avril 1810, un décret ordonne de rendre la Somme navigable entre Saint-Simon et Saint-Valery.
Le tracé étudié par les ingénieurs Lombardi et Didier est accepté. Le canal est conçu comme un ouvrage de drainage et d'assèchement des zones marécageuses et insalubres, et tient compte de la situation des moulins. Il est indépendant de la vallée de Saint-Simon à Froissy puis la Somme est canalisée jusqu'à la mer. Il sera ouvert en 1827 à l'exception de la traversée d'Abbeville (1835).
L'alimentation en eau est assurée par le canal de Saint-Quentin, par une prise d'eau à l'aval de Saint-Simon, par le Beine et l'Allemagne, par une prise d'eau à Péronne, par les éclusées du canal du Nord, enfin à l'aval de Bray-sur-Somme et Froissy, le fleuve a de multiples communications avec les marais. Les variations de niveau en cours d'année imposent de constituer des réservoirs soutenus par des barrages. L'évacuation du trop-plein est effectuée par des déversoirs. De même, les contre-fossés établis le long du canal servent à récolter les trop-pleins d'eaux, notamment au pied des reliefs.

La SommeD'une longueur de 35 m, d'une largeur de 6,5 m et d'un mouillage de 1,65 m les écluses ont été construites par rapport aux dimensions des bateaux navigant sur la Somme " les Gribanes ".
A cette époque, un seul bief composait la section Daours-Amiens, mais il n'était pas horizontal. La différence d'altitude était telle que, soit on assurait la navigation à Daours et on inondait les hortillonages, soit les bateaux attendaient, parfois plus d'une semaine à Daours, pour sauver les cultures. Pour améliorer cette situation, une écluse fut construite à Lamotte-Brebière en 1870.

La loi du 5 août 1879, classe le canal de la Somme dans la liste des voies navigables à adapter au gabarit Freycinet. Ce gabarit permet la navigation des péniches de 38,5 m de longueur, de 5,05 m de largeur et de 1,8 m de tirant d'eau. Par mesure d'économie, l'approfondissement des biefs est obtenu soit par un terrassement de 20 cm et une surélévation du niveau de la navigation de 20 cm, soit uniquement par une surélévation du niveau de la navigation de 40 cm. Cette élévation du niveau de l'eau a été défavorable à la tenue des digues et aux ouvrages.

Cale

La canalisation de la Somme permet de disposer d'une voie navigable de 156 km de long avec peu d'écluses, mais l'ensablement de la baie empêche d'avoir un port maritime en eaux profondes, éloignant le commerce de l'estuaire picard. Depuis octobre 1990, la gestion du canal est confiée au Conseil Général de la Somme qui a engagé une politique de valorisation visant la fréquentation touristique.

Pour en savoir plus sur la Somme et les risques d'inondations :
Guide sur les inondations de la Somme
La Somme, un fleuve si tranquille ... en apparence

et sur le site de l'AMEVA.